Je suis saoulée... blasée, fatiguée...
J'en ai marre...
Vous l'avez compris je lance un gros raz le bol
Serai-je devenue si méchante et amère ?
Où est la petite fille qui n'osait jamais rien dire de peur de blesser les gens ?
Où est passée cette même petite fille qui croyait naïvement aux plus gros mensonges possibles...
Elle est bien loin je peux vous le dire, et ses beaux petits rêves aussi.
Partis en fumée, envolés, disparus, inconnus...
Tout ce que vous voulez mais des rêves à cette seconde même y'en a plus,
Que du vide, du raz le bol, un gros sentiment de rage que je n'arrive pas à faire partir!!
Elle a bien essayé de pointer le bout de son nez mais je pouvais pas...
Je pouvais pas...ça nous aurait tué c'est sûr...
Existe-t-il quelque part une once de sincérité ?
J'envoie tout balader parce que tout sonne faux, ou peut-être suis-je vraiment devenue parano.
Mensonge.
Voilà le nom du monstre qui rode sous mon lit.
Toujours le même.
Je m'en éloigne, j'y échappe et il revient.
Toujours.
Et je ne sais plus comment le combattre, avec quelles armes...
Je sais juste son nom : Mensonge.
Mais son apparence est multiple, insoupçonnable parfois, imprévisible et cruelle.
Alors je n'aime pas, je me méfie
Je ne me donne pas, je doute
Je ne fais pas confiance, j'ai peur
C'est inévitable...
Pas une larme sur mes joues, rien.
Pas cette fois
Mon regard reste fixe, vide.
Suis-je devenue insensible ?
On s'habitue à tout j'imagine, même à ça.
Peut-être parce que ne pas s'attacher aide à ne pas souffrir
Ne pas se donner évite ce grand vide intérieur quand il ne reste que les souvenirs.
J'imagine que c'est plus facile... J'imagine...
Pourquoi je fais tout ça ?
Pourquoi je ne tourne pas le dos tout simplement ?
Pourquoi je reste ?
Pourquoi je me bats ?
Au fond rien ne change
Ce ne sont que des belles paroles
Des petits mots bien enrobés mais encore plus vicieux.
Ils s'habillent, se maquillent pour ne pas qu'on les devine.
Ils s'insinuent et me désarment.
Ils s'acharnent et me laissent pleine de larmes.
Mes mots sont noirs comme ces ombres qui planent sur un ciel éteint.
Rien ne brille dans le silence du désespoir.
Ces mots n'en sont que le miroir.
Ils tremblent et ils en crèvent
Ils doutent et ils m'atteignent
Me brisent et me blessent,
M'arrachent à une vérité qui m'oppresse
Je ne suis rien.
Je ne suis rien face à cette vie
Je ne suis rien face à ce monde qui me glace
Je ne suis qu'une poupée de larmes
Une poupée de coeur sans armes
Je veux juste être bien
Je ne demande pas grand chose
Je voudrais juste...
Juste être bien...
Y a t-il un ange pour demain ?
Texte et pix de moi